Reprise d’un dégât des eaux à Nantes et dans son agglomération : comprendre les étapes essentielles
Le dégât des eaux est l’un des sinistres les plus courants dans les logements, en particulier dans les appartements situés à Nantes et dans son agglomération. Qu’il s’agisse d’un immeuble ancien du centre-ville ou d’une résidence plus récente en périphérie, les problématiques d’humidité sont fréquentes et peuvent rapidement dégrader les supports intérieurs. Une reprise réussie nécessite méthode, patience et une bonne compréhension des mécanismes en jeu.
Dégât des eaux : des origines multiples à identifier précisément
Un phénomène très fréquent dans les appartements nantais
Les dégâts des eaux surviennent très régulièrement dans les logements collectifs. À Nantes, ils sont souvent liés à la densité de l’habitat, à l’ancienneté de certains immeubles et à la complexité des réseaux. L’origine du sinistre peut être extérieure : infiltration par la façade, fissure infiltrante, défaut d’étanchéité, problème de toiture ou encore ruissellement le long des murs.

Cependant, dans la majorité des cas, la cause est intérieure. Il peut s’agir d’une baignoire ou d’une douche qui fuit, d’un joint défectueux, d’une canalisation encastrée endommagée ou d’un appareil électroménager mal raccordé. Ces fuites sont parfois lentes et invisibles, ce qui complique leur détection.
Trouver l’origine du sinistre : une étape déterminante
Avant toute réparation, il est indispensable de localiser précisément l’origine du dégât des eaux. Cette étape est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne la réussite de l’ensemble de la reprise.
Dans certains cas simples, une vérification à son niveau peut suffire : contrôle des joints, des siphons ou des arrivées d’eau visibles. Mais bien souvent, la recherche de fuite nécessite l’intervention d’un professionnel qualifié, comme un plombier ou un diagnostiqueur.

Ces spécialistes disposent d’outils spécifiques permettant une détection non destructive :
- Humidimètre, pour mesurer le taux d’humidité dans les murs ou plafonds
- Fumée, afin de repérer des fuites ou circulations d’air anormales
- Liquide coloré, pour suivre le cheminement de l’eau
Sans cette identification précise, toute remise en état décorative risque de masquer temporairement le problème sans le résoudre durablement.
Séchage et état des supports : une phase souvent négligée
L’erreur classique : intervenir trop tôt
Une fois la cause du dégât des eaux identifiée et supprimée, il est tentant d’intervenir rapidement pour réparer les traces visibles. Pourtant, intervenir trop tôt est l’une des erreurs les plus fréquentes.

Les supports doivent bénéficier d’un temps de séchage suffisant, qui dépend de nombreux paramètres : nature du matériau, épaisseur, niveau d’humidité, ventilation du logement. Une analogie simple permet de comprendre cette nécessité : sur un tronçon d’autoroute fermé, même si l’incident est levé, il faut attendre que les voitures circulent pour que la voie soit réellement libre.
En cas de non-respect de ce délai, les mêmes pathologies peuvent réapparaître : cloquage de peinture, décollement des revêtements, fissures ou taches persistantes.
L’altération des matériaux par l’humidité
L’humidité prolongée peut également détériorer les matériaux en profondeur. Certains supports deviennent alors impropres à recevoir une finition.
Un exemple courant est celui des anciens plafonds en plâtre, très présents dans les logements anciens de Nantes. Sous l’effet de l’humidité, le plâtre peut se fragiliser. Au passage d’un rouleau de peinture, il peut s’effriter ou se dissoudre partiellement : c’est le phénomène de détrempage.
Ces plafonds sont souvent posés sur des lattis bois, qui, avec le temps et l’humidité, deviennent instables. Dans ce cas, une simple remise en peinture est insuffisante et peut même aggraver les désordres.

Reprise du dégât des eaux et finitions peinture adaptées
Traitement du support après sinistre
Une fois le dégât des eaux totalement traité et les supports parfaitement secs, la reprise peut commencer. Elle comprend généralement plusieurs étapes techniques :
- Dépose ou réparation des parties dégradées
- Application de plusieurs passes d’enduit
- Ponçage entre chaque passe
- Blocage du support pour assurer l’adhérence des finitions
Ces étapes sont indispensables pour garantir la durabilité de la réparation et la qualité du rendu final, notamment après un sinistre lié à l’humidité.
Reprise peinture et choix du niveau de finition
Après la préparation du support, la zone endommagée est reprise en peinture. Dans la plupart des situations, il est préférable de repeindre l’ensemble du mur ou du plafond concerné, afin d’obtenir un rendu homogène.
Il existe plusieurs états de finition, à définir selon le contexte :
- Réparation localisée : solution plus économique, mais avec un risque de percevoir la reprise (distance d’appréciation d’environ 2 mètres en intérieur)
- Reprise générale : ragréage ou dressage complet des surfaces pour une planimétrie parfaite, correspondant à une finition de type A
Le choix dépend de l’exigence esthétique, de la luminosité de la pièce et de l’usage du local. Un projet de reprise d'un dégât des eaux sur Nantes et son agglomération, contacter Mission Décorations.